Perte de contrôle en pensant au passé, en pensant au présent et surtout au futur. Quoi faire dans ce temps-là. Je ne sais toujours pas... Mais je sais qu'on vient à s'écouter et surtout se connaitre.Continue seulement de marcher, le reste, c'est quelqu'un d'autre qui s'en occupera...C'est un longue marche vers ce à quoi on tant et attend. On se foule souvent les pieds avant seulement d'avoir seulement fait un pas. Le soleil nous plaque par terre, nous déchire la mince peau blanche après le long combat contre l'hiver. C'est une longue marche vers les bons temps. C'est dur, comme une grande montagne encombrante sur notre route. En plus, il faut être prêt à tout pendant notre périple. Mais, même cette colline finie, il reste encore le foret derrière, les arbres et les épines. Ce n'est pas si facile de trouver sa route après n'avoir vu que blanc et neige. Désolation et tristesse. Mais on se met toujours la barre un peu trop haute pour notre capacité de sauté. Après tout, ça n'en prend pas TANT que ça pour être heureux, seulement une petite indice de notre prochaine destination, c'est tout. Sinon, sans but précis, c'est beaucoup trop facile de s'éloigner et se barricader dans des attentes de boussole et de directions. J'ai stagné dans mon impuissance et mon absence de réactions ces derniers jours mais c'est que j'ai mal écouté tout ce qui m'entourait depuis quelques temps. Je voulais, je te l'accorde, ta tête sur mes épaules, tes cheveux dans mon cou, tes joues sur les miennes. Mais, je comprends que rien de tout ça ne peut être palpable en dehors de mon esprit, c'est triste et désolant et je suis englouti par les seuls remords de t'attendre trop. Mais j'en pouvais plus et j'en peux plus. J'ai envie de chuchotements disant que tout va bien, j'ai besoin d'une voix que je connais mieux que moi. C'est vrai, je l'avoue, j'ai besoin de guérison parce que je ne suis pas et je ne tiens pas debout. Je m'autodétruis de pensées et à penser. À terre, dans le coin, je lèche mes plais et je me refais. Lentement, je reconstruis des ruines de piliers qui me servaient énormément avant. C'est pas facile de se réveiller avec de nouveaux désirs. Je crois qu'on en apprend sur nous un peu plus toute le long de notre vie. Enfin, j'ai toujours été mauvais dans ce qui se termine, les conclusions si on veut. Alors c'est pour ça que je décide de changer de pied et continuer, sa rien changer mais seulement en acceptant que les choses grandissent et changent de visage comme on change nous aussi. De notre marche de tourments, rien ne demeurera mais une pensée sera l'exception; si on a pu se rendre ici, on peut se rendre à un autre ici, plus loin. Et 10 000 pourront bien tomber à notre côté, 10 000 à notre gauche, mais je ne changerai plus ma marche pour autant. Les gens nous disent souvent ou aller, ou trouver la sortie la plus proche pour le paradis ou une terre de soi-disant Babylone ou Zion, mais peu y ont vraiment mis les pieds. Avant d'y arriver moi-même, je n'en serai jamais certain, parce que parfois le paradis des autres se trouve qu'à être l'enfer d'un autre... N'est-ce pas. Prend tes choses, la route continue et n'attend personne. C'est pour ça qu'une route peut ressembler à une tempête quelques fois...
Continuer ce n'est pas lever les bras et renoncer.